Alexis Jenni, Stéphanie Chaillou, Simonetta Greggio : rencontres

L’année 2016 du Master Édition commence en beauté : trois auteurs sont venus, tour à tour, nous conter l’écriture et la parution de leur premier roman : Alexis Jenni pour L’Art français de la guerre (Gallimard, 2011), Stéphanie Chaillou pour L’Homme incertain (Alma éditeur, 2015) et Simonetta Greggio pour La Douceur des hommes (Stock, 2005).

L'Art français de la guerre, L'Homme incertain, La Douceur des hommes

Première rencontre avec Alexis Jenni, le primo-romancier sacré par le prix Goncourt de 2011 : après des années d’écriture solitaire, Alexis Jenni a envoyé le manuscrit de L’Art français de la guerre à Gallimard, entre bravache et désir profond d’ête publié chez l’Éditeur de ses rêves. Le roman, paru pour la rentrée littéraire de septembre, est couvert d’éloges par la presse d’extrême gauche et de droite, mais peu goûté par la presse de gauche, courant politique dont Alexis Jenni pensait faire partie. L’étonnement de l’auteur grandit lorsqu’il apprend que son roman est sélectionné pour le prix Goncourt, puis qu’il est lauréat ! Avec beaucoup d’humour, il nous a dépeint la déferlante médiatique devant son lycée, son nouveau statut de « prof de province devenu écrivain » et les salons littéraires aux quatre coins de la France. À la fin de l’année scolaire, il a décidé de vivre de sa plume à plein temps et de rester vivre à Lyon.

Deuxième rencontre avec Stéphanie Chaillou : avant même de trouver un éditeur, elle a trouvé un metteur en scène, Julien Gosselin, pour son manuscrit L’Homme incertain. Un homme monologue, inlassablement, sur sa vie, marquée par la faillite de sa ferme et l’enchaînement des petits boulots pour parvenir à nourrir ses enfants. Enfants que l’on entend aussi, comme un chœur qui ponctue les chapitres, pour rappeler les sensations, la chaleur du foyer, les draps blancs, des cris… Stéphanie Chaillou a ciselé son texte avant de l’envoyer à Alma éditeur, le travail de correction a donc été très léger. En novembre 2015, Julien Gosselin l’a mis en scène au Théâtre National de Toulouse, avec Laurent Sauvage comme acteur, sous le titre « Le Père ».

Troisième rencontre avec Simonetta Greggio : journaliste, écrivaine de livres pratiques, plusieurs idées de roman la traversent avant d’oser prendre la plume. Elle adresse une ébauche à une éditrice de chez Stock, qui l’encourage à persévérer. Ce sera le début d’une longue collaboration avec la maison d’édition Stock et notamment avec Jean-Marc Roberts. Mais Simonetta Greggio aime se lancer des défis, tenter d’autres formes, comme le policier et les nouvelles, qu’elle publie chez Flammarion. Elle recommande à tous ceux qui souhaitent écrire la lecture de livres sur la dramaturgie et songe à se lancer dans l’écriture de scénarios. À suivre…

Nous remercions vivement Frédérique Pons, Elsa Santamaria et Guillaume Robert d’avoir organisé ces trois recontres.