Témoignages d’anciens du master

Retrouvez ici des témoignages d'anciens du master 2 Métiers de l'Édition de la Sorbonne.

 

Déborah – promotion 2007-2008

J’appartiens à la promotion diplômée en 2008. J’ai obtenu le concours après une licence de lettres classiques à Toulouse 2 – Le Mirail et le Master 1 professionnel appliqué aux métiers de l’édition de Paris 4. J’ai assumé le rôle de trésorière puis de présidente de l’association Effervescence quelques années.

Après un stage de fin d’études à la Librairie Droz à Genève, j’ai travaillé dans différentes maisons d’édition, avec le statut de salariée ou en free lance. Mes missions ont été passionnantes et surtout très diversifiées, me permettant ainsi d’assumer les fonctions d’éditrice de livres d’art (Nicolas Chaudun, Prestel Munich) ou de revue scientifique (Institut Télécom), de correctrice (Guides Verts Michelin), de lectrice (Univers Poche) et traductrice (La Fabrique des Mots). J’ai également organisé des rencontres d’éditeurs au Bureau International de l’Edition française et aidé à l’élaboration d’études sur le marché du livre.

Ma formation à Paris 4 puis mes expériences professionnelles ont développé mon goût pour l’écriture, la coordination de projets et la négociation. Mon parcours prend alors une tournure originale : j’ai été chargée de recherche dans un cabinet de recrutement de cadres dans le secteur industriel, puis rédactrice de comptes rendus et de procès verbaux pour les comités de grandes entreprises. Aujourd’hui, je suis redevenue étudiante : j’apprends l’orthophonie à Paris 6. Je suis ainsi passée de la médiation culturelle à la remédiation par le langage !

Ma formation dans le Master 2 professionnel, par la polyvalence de son contenu, la qualité de ses intervenants et son haut niveau d’exigence, a toujours été un atout fort dans ma vie professionnelle. Mon conseil aux étudiants est donc le suivant : n’ayez aucun complexe à mettre en avant votre diplôme et osez aller de l’avant !

 

Jeanne Alechinsky – promotion 2008-2009

J'ai effectué mon stage de master aux Éditions du Centre Pompidou. Le stage s'est ensuite transformé en contrat et je suis restée jusqu'en janvier 2015 dans ce service du Musée national d'art moderne au poste de chargée d'édition. J'ai coordonné et corrigé une quinzaine d'ouvrages au format ambitieux. Le catalogue d'exposition est un livre passionant à éditer car si on y retrouve des constantes (liste des oeuvres, reproduction des œuvres exposées), il est à chaque fois unique puisqu'il est le reflet de l'exposition et de l'angle d'approche des commissaires. J'ai également créé une collection de monographies d'artistes en bande-dessinée (Dali par Baudoin, 2013, coéd. Dupuis et Marcel Duchamp, 2014, coéd. Actes Sud BD).

Aujourd'hui, je suis éditrice en free-lance, ce qui me permet de diversifier mes activités : ainsi, j'édite maintenant en ligne (création d'un site pour les actes de colloque du Musée Picasso), j'écris (article de danse pour le Château de Versailles), je continue à éditer des catalogues pour différentes institutions, et bien sûr je continue à m'occuper de ma collection de monographies d'artistes avec le Centre Pompidou et Actes Sud.

 

Pauline Mardoc – promotion 2009-2010

Je suis issue de la promotion « Echap » 2009/2010, la première à se lancer dans l’aventure numérique, ce qui m’a beaucoup aidé par la suite. Après un an au domaine étranger des Presses de la Cité (Place des éditeurs), on m’a confié le lancement éditorial de la collection numérique francophone HQN chez Harlequin. Je suis désormais directrice de collection pour les romans 15 ans et plus chez Pocket Jeunesse (Univers Poche) et j’effectue en parallèle des missions éditoriales pour J’ai Lu, et de consulting/audit pour des grandes marques.

J’ai choisi le master de Paris IV car il laisse une place réelle aux individualités : dans ma promotion chacun avait sa spécialité. Chaque étudiant se nourrit de cela durant le projet de groupe. A mon sens, s’organiser en véritable maison d’édition et exploiter les talents de chacun est un atout unique du master. Ce qui m’a le plus plu a été cette immersion professionnelle totale : si le contexte est des plus traditionnels, en plein cœur de la Sorbonne, ce sont des éditeurs, des graphistes, des communicants, des attachés de presse qui viennent nous parler directement lors des cours. Pour quelqu’un comme moi, qui a étudié les métiers du livre depuis le début de son cursus universitaire, sortir de la pure théorie était d’une importance capitale. Après cette formation, je pense que l'on cerne mieux ce pourquoi l’on est fait et quelle place on pourrait prendre dans l’industrie culturelle. C’est, par exemple, grâce à l’un des intervenants qui a repéré mon profil que j’ai obtenu un stage de fin d’étude en totale adéquation avec mes recherches de mémoire professionnel.

 

Mathilde Roux – promotion 2010-2011

L'occasion, après un master de recherches en littérature comparée, de se lancer dans le monde professionnel. Un stage au sein des éditions Zinc l'a fait réfléchir quant au système de diffusion-distribution… quelques années plus tard, elle crée sa propre activité de diffusion et distribution à Nantes : Amalia-diffusion.

"Le projet principal d'Amalia diffusion est de proposer une solution de diffusion et distribution sur tout le territoire en privilégiant la qualité des placements plutôt que la quantité pour minimiser les taux de retours et pour permettre aux petits et moyens éditeurs d'ajuster leurs tirages. Amalia diffusion se présente donc comme une alternative aux géants de la diffusion et reste à taille humaine pour pouvoir bien connaître tout le catalogue des éditeurs qu'elle défend. Elle tient à offrir aux éditeurs et aux libraires avec qui elle travaille une solution professionnelle et des conditions les moins contraignantes possibles."

Mathilde Roux défend aujourd’hui neuf maisons.